CULTURE

Le Mignonisme, en ce moment ?

4/3/2022
Par Clément Rigaud
Faire passer la souris sur les mots cachés pour les lire
4/3/2022

Le Mignonisme, en ce moment ?

Par Clément Rigaud
Faire passer la souris sur les mots cachés pour les lire

Il y a ces moments où la passion et ces épisodes d’euphorie s’essoufflent à la cruauté de l’actualité. Tandis que la création s’était retrouvée depuis plusieurs mois, que les violents souvenirs des confinements s’estompaient petit à petit, laissant place - pour sûr - à un chapitre plus joyeux, nous voilà frappés par des épisodes encore plus funestes. Et alors tout nous parait futile.

Dans ces moments-là, l’art paraît anodin. Et si certains artistes nous proposent de nous échapper, beaucoup oublient parfois de remettre la création dans son contexte. L’art est beau, fait du bien, mais surtout s’il rapporte. Alors la sincérité laisse place à l’hypocrisie et au consumérisme - parce que le monde ne doit pas s’arrêter de tourner après tout.. Et on doit surtout cette tendance aux structures accueillantes qui se doivent de rentrer dans leurs frais, mais aussi à certains médias qui font le choix de nourrir l’insouciance. Auraient-ils raison ? Ne préférerions-nous pas ne rien savoir et profiter ? Parce que l’ignorant ne peut avoir peur.

Le Mignonisme, c’est la vision d’un artiste qui, justement, colle particulièrement bien à l’insouciance puisqu’il la prône depuis toujours : <link-text>Philippe Katerine<link-text>. Depuis 2020, l’artiste-chanteur-acteur explorait son plus grand terrain de jeu : la vie quotidienne. En plein confinement, il rapprenait à voir le commun. Dans la cuisine, à table, à travers les jouets de ses enfants, il s’amuse à repenser ce qu’il a sous la main.

Après la musique et le cinéma qui l’on fait connaître du grand public ces dernières années, il renoue à ses premiers amours des arts plastiques à travers ce pseudo-mouvement artistique qu’il décline dans son livre du même nom, mais aussi depuis cette fin février au Bon Marché, pour une exposition inédite.

« L’idée n’est pas de créer du sens mais plutôt de poser un regard neuf sur le monde, de se réinventer et de s’amuser. » explique le Bon Marché à propos de l’exposition. Et lorsque Le Mignonisme ouvre ses portes au public deux jours après la première offensive russe, que son créateur prône « le mignonisme est partout », tout parait décalé.
Parce que vraiment, peut-on trouver du "mignonisme" partout ?

Si la création dépend d’un contexte, son dévoilement reste parfois attaché à une actualité différente et questionne. Si <link-text>Philippe Katerine<link-text> affirme la naïveté, presque enfantine, pour rendre le quotidien drôle et étonnant, en assumant le décalage, aujourd’hui, il suggère - consciemment ou non - l’absurdité d’une société qui ne sait plus vraiment définir ce qui est essentiel.

Le Bon Marché amorçait début février sa dernière initiative : L'Exposition X. Ainsi, si certains médias décident de fermer les yeux sur le grave pour garder l’attendrissant, l’exposition, quant à elle, rentre dans le cadre d’un projet global amorcé bien plus tôt. Et si pour certains, penser "mignonisme" ou autres futilités paraîtrait déplacé, pour d’autres, l’émulsion artistique imaginée par le Bon Marché rentre dans la lignée de la création au sens large : vivre, ressentir et s’interroger, parce que c’est peut-être le moyen d’extérioriser. <link-text>Philippe Katerine<link-text> reste encore l’un des artistes qui parle à tous, qui nous détache avec fraîcheur et humilité d’un quotidien lourd. Parfois, c’est ce que l’art peut faire de mieux.

Pour les intéressés donc, c’est au <link-text>Bon Marché<link-text> jusqu’à la mi-avril et c'est gratuit.

4/3/2022

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ARTS

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4/3/2022
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ARTS

Le Mignonisme, en ce moment ?

8/2/2024
Par Clément Rigaud
Appuyez sur les mots cachés pour les lire

Il y a ces moments où la passion et ces épisodes d’euphorie s’essoufflent à la cruauté de l’actualité. Tandis que la création s’était retrouvée depuis plusieurs mois, que les violents souvenirs des confinements s’estompaient petit à petit, laissant place - pour sûr - à un chapitre plus joyeux, nous voilà frappés par des épisodes encore plus funestes. Et alors tout nous parait futile.

Dans ces moments-là, l’art paraît anodin. Et si certains artistes nous proposent de nous échapper, beaucoup oublient parfois de remettre la création dans son contexte. L’art est beau, fait du bien, mais surtout s’il rapporte. Alors la sincérité laisse place à l’hypocrisie et au consumérisme - parce que le monde ne doit pas s’arrêter de tourner après tout.. Et on doit surtout cette tendance aux structures accueillantes qui se doivent de rentrer dans leurs frais, mais aussi à certains médias qui font le choix de nourrir l’insouciance. Auraient-ils raison ? Ne préférerions-nous pas ne rien savoir et profiter ? Parce que l’ignorant ne peut avoir peur.

Le Mignonisme, c’est la vision d’un artiste qui, justement, colle particulièrement bien à l’insouciance puisqu’il la prône depuis toujours : <link-text>Philippe Katerine<link-text>. Depuis 2020, l’artiste-chanteur-acteur explorait son plus grand terrain de jeu : la vie quotidienne. En plein confinement, il rapprenait à voir le commun. Dans la cuisine, à table, à travers les jouets de ses enfants, il s’amuse à repenser ce qu’il a sous la main.

Après la musique et le cinéma qui l’on fait connaître du grand public ces dernières années, il renoue à ses premiers amours des arts plastiques à travers ce pseudo-mouvement artistique qu’il décline dans son livre du même nom, mais aussi depuis cette fin février au Bon Marché, pour une exposition inédite.

Il y a ces moments où la passion et ces épisodes d’euphorie s’essoufflent à la cruauté de l’actualité. Tandis que la création s’était retrouvée depuis plusieurs mois, que les violents souvenirs des confinements s’estompaient petit à petit, laissant place - pour sûr - à un chapitre plus joyeux, nous voilà frappés par des épisodes encore plus funestes. Et alors tout nous parait futile.

Dans ces moments-là, l’art paraît anodin. Et si certains artistes nous proposent de nous échapper, beaucoup oublient parfois de remettre la création dans son contexte. L’art est beau, fait du bien, mais surtout s’il rapporte. Alors la sincérité laisse place à l’hypocrisie et au consumérisme - parce que le monde ne doit pas s’arrêter de tourner après tout.. Et on doit surtout cette tendance aux structures accueillantes qui se doivent de rentrer dans leurs frais, mais aussi à certains médias qui font le choix de nourrir l’insouciance. Auraient-ils raison ? Ne préférerions-nous pas ne rien savoir et profiter ? Parce que l’ignorant ne peut avoir peur.

Le Mignonisme, c’est la vision d’un artiste qui, justement, colle particulièrement bien à l’insouciance puisqu’il la prône depuis toujours : <link-text>Philippe Katerine<link-text>. Depuis 2020, l’artiste-chanteur-acteur explorait son plus grand terrain de jeu : la vie quotidienne. En plein confinement, il rapprenait à voir le commun. Dans la cuisine, à table, à travers les jouets de ses enfants, il s’amuse à repenser ce qu’il a sous la main.

Après la musique et le cinéma qui l’on fait connaître du grand public ces dernières années, il renoue à ses premiers amours des arts plastiques à travers ce pseudo-mouvement artistique qu’il décline dans son livre du même nom, mais aussi depuis cette fin février au Bon Marché, pour une exposition inédite.

« L’idée n’est pas de créer du sens mais plutôt de poser un regard neuf sur le monde, de se réinventer et de s’amuser. » explique le Bon Marché à propos de l’exposition. Et lorsque Le Mignonisme ouvre ses portes au public deux jours après la première offensive russe, que son créateur prône « le mignonisme est partout », tout parait décalé.
Parce que vraiment, peut-on trouver du "mignonisme" partout ?

Si la création dépend d’un contexte, son dévoilement reste parfois attaché à une actualité différente et questionne. Si <link-text>Philippe Katerine<link-text> affirme la naïveté, presque enfantine, pour rendre le quotidien drôle et étonnant, en assumant le décalage, aujourd’hui, il suggère - consciemment ou non - l’absurdité d’une société qui ne sait plus vraiment définir ce qui est essentiel.

Le Bon Marché amorçait début février sa dernière initiative : L'Exposition X. Ainsi, si certains médias décident de fermer les yeux sur le grave pour garder l’attendrissant, l’exposition, quant à elle, rentre dans le cadre d’un projet global amorcé bien plus tôt. Et si pour certains, penser "mignonisme" ou autres futilités paraîtrait déplacé, pour d’autres, l’émulsion artistique imaginée par le Bon Marché rentre dans la lignée de la création au sens large : vivre, ressentir et s’interroger, parce que c’est peut-être le moyen d’extérioriser. <link-text>Philippe Katerine<link-text> reste encore l’un des artistes qui parle à tous, qui nous détache avec fraîcheur et humilité d’un quotidien lourd. Parfois, c’est ce que l’art peut faire de mieux.

Pour les intéressés donc, c’est au <link-text>Bon Marché<link-text> jusqu’à la mi-avril et c'est gratuit.

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