Vous, lecteurs réguliers, vous commencez à me connaître, pour l’un des premiers articles de l’année, c’était inévitable, il fallait parler d’une histoire d’amour. <link-text>INSPIRATION<link-text> parle de passion. Pour l’amorcer, j’étais obligé.. Aujourd’hui, on parle de la vie d’un des couples les plus célèbres du design du XXe siècle : <link-text>le couple Eames<link-text>.
Crédit photo : <link-credit-white>Eames Official site<link-credit-white>
Vous, lecteurs réguliers, vous commencez à me connaître, pour l’un des premiers articles de l’année, c’était inévitable, il fallait parler d’une histoire d’amour. <link-text>INSPIRATION<link-text> parle de passion. Pour l’amorcer, j’étais obligé.. Aujourd’hui, on parle de la vie d’un des couples les plus célèbres du design du XXe siècle : <link-text>le couple Eames<link-text>.
Crédit photo : <link-credit-white>Eames Official site<link-credit-white>
Vous, lecteurs réguliers, vous commencez à me connaître, pour l’un des premiers articles de l’année, c’était inévitable, il fallait parler d’une histoire d’amour. <link-text>INSPIRATION<link-text> parle de passion. Pour l’amorcer, j’étais obligé.. Aujourd’hui, on parle de la vie d’un des couples les plus célèbres du design du XXe siècle : <link-text>le couple Eames<link-text>.
Crédit photo : <link-credit-white>Eames Official site<link-credit-white>
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Vous, lecteurs réguliers, vous commencez à me connaître, pour l’un des premiers articles de l’année, c’était inévitable, il fallait parler d’une histoire d’amour. <link-text>INSPIRATION<link-text> parle de passion. Pour l’amorcer, j’étais obligé.. Aujourd’hui, on parle de la vie d’un des couples les plus célèbres du design du XXe siècle : <link-text>le couple Eames<link-text>.
Crédit photo : <link-credit-white>Eames Official site<link-credit-white>
Vous, lecteurs réguliers, vous commencez à me connaître, pour l’un des premiers articles de l’année, c’était inévitable, il fallait parler d’une histoire d’amour. <link-text>INSPIRATION<link-text> parle de passion. Pour l’amorcer, j’étais obligé.. Aujourd’hui, on parle de la vie d’un des couples les plus célèbres du design du XXe siècle : <link-text>le couple Eames<link-text>.
Vous, lecteurs réguliers, vous commencez à me connaître, pour l’un des premiers articles de l’année, c’était inévitable, il fallait parler d’une histoire d’amour. <link-text>INSPIRATION<link-text> parle de passion. Pour l’amorcer, j’étais obligé.. Aujourd’hui, on parle de la vie d’un des couples les plus célèbres du design du XXe siècle : <link-text>le couple Eames<link-text>.
Vous, lecteurs réguliers, vous commencez à me connaître, pour l’un des premiers articles de l’année, c’était inévitable, il fallait parler d’une histoire d’amour. <link-text>INSPIRATION<link-text> parle de passion. Pour l’amorcer, j’étais obligé.. Aujourd’hui, on parle de la vie d’un des couples les plus célèbres du design du XXe siècle : <link-text>le couple Eames<link-text>.
Crédit photo : <link-credit-white>Eames Official site<link-credit-white>
Vous, lecteurs réguliers, vous commencez à me connaître, pour l’un des premiers articles de l’année, c’était inévitable, il fallait parler d’une histoire d’amour. <link-text>INSPIRATION<link-text> parle de passion. Pour l’amorcer, j’étais obligé.. Aujourd’hui, on parle de la vie d’un des couples les plus célèbres du design du XXe siècle : <link-text>le couple Eames<link-text>.
Vous, lecteurs réguliers, vous commencez à me connaître, pour l’un des premiers articles de l’année, c’était inévitable, il fallait parler d’une histoire d’amour. <link-text>INSPIRATION<link-text> parle de passion. Pour l’amorcer, j’étais obligé.. Aujourd’hui, on parle de la vie d’un des couples les plus célèbres du design du XXe siècle : <link-text>le couple Eames<link-text>.
Vous, lecteurs réguliers, vous commencez à me connaître, pour l’un des premiers articles de l’année, c’était inévitable, il fallait parler d’une histoire d’amour. <link-text>INSPIRATION<link-text> parle de passion. Pour l’amorcer, j’étais obligé.. Aujourd’hui, on parle de la vie d’un des couples les plus célèbres du design du XXe siècle : <link-text>le couple Eames<link-text>.
Crédit photo : <link-credit-white>Eames Official site<link-credit-white>
<intro-body>Vous, lecteurs réguliers, vous commencez à me connaître, pour l’un des premiers articles de l’année, c’était inévitable, il fallait parler d’une histoire d’amour. INSPIRATION parle de passion. Pour l’amorcer, j’étais obligé.. Aujourd’hui, on parle de la vie d’un des couples les plus célèbres du design du XXe siècle : le couple Eames.<intro-body>
Et c’est l’histoire de ces rencontres que l’on voit dans les livres, c’est l’histoire d’un regard, celui qui bouleversa leur vie à tous les deux. L’échange d’un instant entre un jeune artiste bourré d’ambition et l’infinie profondeur dans les yeux de sa nouvelle assistante. Ok, je vais trop loin.. D’accord d’accord. Non mais qui sait ? Peut-être que Charles avait renversé son café sur la chemise de Ray, je ne sais pas moi. Peut-être qu’elle est arrivée dans le bureau de son patron en trébuchant et qu’en apercevant sa silhouette de dos, elle s’est.. Ok, j’arrête, c’est bon.
Si Charles Eames est souvent cité comme le reflet d’un esprit novateur, le témoin de l’avant-garde moderniste jusqu’à être écarté de son programme d’études en architecture quand il était jeune, il n’est que le miroir d’une même richesse, celle de sa femme Ray, artiste engagée, militante féministe des années 30 et qui participa à l’inclusion de la femme artiste et des mouvements avant-gardes aux États-Unis.
Et si leur rencontre date de 1940, le couple amorçait l’essence de leur binôme déjà bien avant. L’un était dans le Missouri au sein de son propre cabinet d’architecture, au côté du grand <link-text>Eliel Saarinen<link-text>, maître du mouvement Art Nouveau et de son fils, non moins connus, <link-text>Eero Saarinen<link-text> créateur de l'iconique Tulip Chair.
L’autre était à New York en suivant la lignée de l’expressionnisme abstrait, fondatrice en 1936 de l’AAA, Ameican Abstracts Artists.
Ils se sont rencontrés à la Cranbrook Academy of Art, ont été collègues puis se sont mariés. Je ne relèverai pas le fait qu’ils se marièrent en moins d’un an - l’ambiance d’une Seconde Guerre mondiale ayant peut-être accéléré les choses. Ensemble, ils ont été les acteurs de l’avènement du confort pour tous et ont créé des œuvres universelles qui, encore aujourd'hui, défient le temps.
<p-title>Contreplaqué<p-title>
Comment courber du bois ? Vous avez quatre heures.
Peut-être la plus large révolution apportée par Charles et Ray Eames. Dans la lignée du design scandinave de l’époque, ils approfondissent des techniques de moulage et de cintrage du contreplaqué pour l’adapter au corps. Une approche encore nouvelle, les prémices d'une nouvelle science : l'ergonomie. Et si pour la plus grande partie des cas, nous profitons de sièges en bois mais à l’assise et aux dossiers arrondis, c’est en partie grâce à eux.
Ils ont bouleversé le champ des possibles. Des chaises d’écoliers aux fauteuils de bureau, aux assises de restaurants et même dans l’ensemble <link-text>des sièges qui nous entourent<link-text>, leurs travaux sont partout sans que jamais nous nous y prêtions attention. Les arts sembleraient ainsi aller indéniablement plus loin qu'une simple trace sur une toile.
En 1942, ils travaillent sur la création d’attelles adaptées aux blessés de guerre.
L’US Navy leur commandera près de 5 000 attelles. En adaptant leurs créations à la production de masse, ils venaient de créer les prémices de leurs plus grands succès.
Vous l’avez vue à <link-text>McDo<link-text> en rouge pétant, la chaise DCW, pour Dining Chair Wood, premier grand succès du couple, était édité en 1946 chez Herman Miller (fabricant américain). C’était plus qu’une simple chaise, c’était le renouveau formel, l’innovation, le confort et la première pierre au gigantesque édifice fonctionnaliste qu’ils construiront durant toute leur vie.
<p-title>Fauteuil en fibre de verre<p-title>
Le design est une réponse. Il s’adapte aux contextes sociaux pour répondre à la demande d’une société, bref, au travers c’est l’art en général - l’art appliqué, appliqué aux gens - qui nous aide parfois à subvenir à nos besoins. En 1950 les ressources financières et matérielles étaient limitées. Suite à la Seconde Guerre mondiale, il fallait concevoir des produits abordables, accessibles, durables et fonctionnels.
Après l’avoir créé pour le « Low Cost Furniture Design » du Museum of Modern Art, les designers sortent leur fauteuil en fibre de verre : ils venaient de bouleverser l’envisageable, une seconde fois.
Une seule pièce, un mélange de résine de polyester renforcée de fibre de verre. C’est du jamais-vu à l’époque. La technique est adaptée de leurs recherches en aéronautiques mises au point pour la marine américaine. Ces chaises, vous les connaissez tous. Certains les appellent erronément les chaises scandinaves. Elles sont légères, fonctionnelles, résistantes, multicolores et personnalisables, apparaissent partout, des stades sportifs aux salons universitaires en passant par les magazines de déco, dans les séries télé.., bref, aujourd’hui encore elles font partie des plus grandes icônes du design.
Il y a la coque en A, style fauteuil, aussi appelée Plastic Armchair (sur la première photo, une à chaque extrémité de la table) et la coque S, Plastic Side Chair (sur la première photo, de part et d’autre des bords restants).
Dès les années 50, le couple diversifie les possibilités de ces deux chaises en dessinant une série de piètements. Ainsi, la même assise peut se retrouver dans un bureau, une chambre, dans un cadre professionnel ou dans une cuisine, bref, Ray et Charles Eames introduisaient une nouvelle typologie de meuble : le siège multifonctionnel.
Aujourd’hui, les chaises sont produites en polypropylène, la fibre de verre jugée, entre autres, trop polluante. Si, à la mort du couple, leurs créations se sont écartées de la philosophie d’un design accessible pour devenir des pièces de luxe et en alimentant le business de la contrefaçon, elles restent le témoin d’une vie d’innovations et de recherches qui ont permis l’intégration du confort dans les ménages populaires.
<p-title>La Longue chair de Eames<p-title>
La mythique Longue chair de Eames (1956). Une des pièces phare du cinéma. Elle est dans tous les bureaux de grands patrons, dans les salons de riches hommes d'affaires bref, dans les arrières plans d'une infinité de scènes de films.
À partir de 7 705,00 €
<p-title>La Plywood Group DCM<p-title>
Vous en avez peut-être une copie rangée au côté de vieilleries dans une cave ou un garage. C'est le fruit des premières expérimentations du couple Eames, 1945-1946.
949,00 € pour les rééditions Vitra
<p-title>La chaise conférence<p-title>
La "chaise scandinave qui n'en est pas une " en mode public d'une conférence. Oui, cette sublime chaise que vous apercevez en vitrine des plus beaux cafés est en réalité la même que celle du public d'un concert associatif. C'est tout le génie de ce siège : le multifonctionnel.
Bien qu'en réalité, de nombreuses enseignes optent pour la facilité, vous trouverez toujours davantage de pièces originales dans des cafés-restaurants que dans des événements associatifs. C'est un fait, la restauration est soumise à diverses certifications qui l'empêchent d'acheter de la contre-façon. C’est pour cela que dans certaines situations vous pourriez rester des heures assis sur ces sièges, tandis que dans d’autres cas, vous auriez mal au dos en quelques minutes. Si rien ne change à vue d'œil, il y a tellement de variables dans la fabrication d’un meuble pour qu’il soit parfait.
env. 260,00 €
<p-title>Aluminium Chairs EA<p-title>
Une dernière icône pour la route, vous connaissez sa silhouette, tous les revendeurs, du géant IKEA aux plus humbles comme Conforama, tous en proposent des copies. Les originaux sont édités par <link-text>Vitra<link-text> en Europe. Seul point négatif, le prix :
2 250,00 € dans la version de la photo.
Vous, lecteurs réguliers, vous commencez à me connaître, pour l’un des premiers articles de l’année, c’était inévitable, il fallait parler d’une histoire d’amour. <link-text>INSPIRATION<link-text> parle de passion. Pour l’amorcer, j’étais obligé.. Aujourd’hui, on parle de la vie d’un des couples les plus célèbres du design du XXe siècle : <link-text>le couple Eames<link-text>.
Et c’est l’histoire de ces rencontres que l’on voit dans les livres, c’est l’histoire d’un regard, celui qui bouleversa leur vie à tous les deux. L’échange d’un instant entre un jeune artiste bourré d’ambition et l’infinie profondeur dans les yeux de sa nouvelle assistante. Ok, je vais trop loin.. D’accord d’accord. Non mais qui sait ? Peut-être que Charles avait renversé son café sur la chemise de Ray, je ne sais pas moi. Peut-être qu’elle est arrivée dans le bureau de son patron en trébuchant et qu’en apercevant sa silhouette de dos, elle s’est.. Ok, j’arrête, c’est bon.
Si Charles Eames est souvent cité comme le reflet d’un esprit novateur, le témoin de l’avant-garde moderniste jusqu’à être écarté de son programme d’études en architecture quand il était jeune, il n’est que le miroir d’une même richesse, celle de sa femme Ray, artiste engagée, militante féministe des années 30 et qui participa à l’inclusion de la femme artiste et des mouvements avant-gardes aux États-Unis.
Et si leur rencontre date de 1940, le couple amorçait l’essence de leur binôme déjà bien avant. L’un était dans le Missouri au sein de son propre cabinet d’architecture, au côté du grand <link-text>Eliel Saarinen<link-text>, maître du mouvement Art Nouveau et de son fils, non moins connus, <link-text>Eero Saarinen<link-text> créateur de l'iconique Tulip Chair.
L’autre était à New York en suivant la lignée de l’expressionnisme abstrait, fondatrice en 1936 de l’AAA, Ameican Abstracts Artists.
Ils se sont rencontrés à la Cranbrook Academy of Art, ont été collègues puis se sont mariés. Je ne relèverai pas le fait qu’ils se marièrent en moins d’un an - l’ambiance d’une Seconde Guerre mondiale ayant peut-être accéléré les choses. Ensemble, ils ont été les acteurs de l’avènement du confort pour tous et ont créé des œuvres universelles qui, encore aujourd'hui, défient le temps.
<p-title>Contreplaqué<p-title>
Comment courber du bois ? Vous avez quatre heures.
Peut-être la plus large révolution apportée par Charles et Ray Eames. Dans la lignée du design scandinave de l’époque, ils approfondissent des techniques de moulage et de cintrage du contreplaqué pour l’adapter au corps. Une approche encore nouvelle, les prémices d'une nouvelle science : l'ergonomie. Et si pour la plus grande partie des cas, nous profitons de sièges en bois mais à l’assise et aux dossiers arrondis, c’est en partie grâce à eux.
Ils ont bouleversé le champ des possibles. Des chaises d’écoliers aux fauteuils de bureau, aux assises de restaurants et même dans l’ensemble <link-text>des sièges qui nous entourent<link-text>, leurs travaux sont partout sans que jamais nous nous y prêtions attention. Les arts sembleraient ainsi aller indéniablement plus loin qu'une simple trace sur une toile.
En 1942, ils travaillent sur la création d’attelles adaptées aux blessés de guerre.
L’US Navy leur commandera près de 5 000 attelles. En adaptant leurs créations à la production de masse, ils venaient de créer les prémices de leurs plus grands succès.
Vous l’avez vue à <link-text>McDo<link-text> en rouge pétant, la chaise DCW, pour Dining Chair Wood, premier grand succès du couple, était édité en 1946 chez Herman Miller (fabricant américain). C’était plus qu’une simple chaise, c’était le renouveau formel, l’innovation, le confort et la première pierre au gigantesque édifice fonctionnaliste qu’ils construiront durant toute leur vie.
<p-title>Fauteuil en fibre de verre<p-title>
Le design est une réponse. Il s’adapte aux contextes sociaux pour répondre à la demande d’une société, bref, au travers c’est l’art en général - l’art appliqué, appliqué aux gens - qui nous aide parfois à subvenir à nos besoins. En 1950 les ressources financières et matérielles étaient limitées. Suite à la Seconde Guerre mondiale, il fallait concevoir des produits abordables, accessibles, durables et fonctionnels.
Après l’avoir créé pour le « Low Cost Furniture Design » du Museum of Modern Art, les designers sortent leur fauteuil en fibre de verre : ils venaient de bouleverser l’envisageable, une seconde fois.
Une seule pièce, un mélange de résine de polyester renforcée de fibre de verre. C’est du jamais-vu à l’époque. La technique est adaptée de leurs recherches en aéronautiques mises au point pour la marine américaine. Ces chaises, vous les connaissez tous. Certains les appellent erronément les chaises scandinaves. Elles sont légères, fonctionnelles, résistantes, multicolores et personnalisables, apparaissent partout, des stades sportifs aux salons universitaires en passant par les magazines de déco, dans les séries télé.., bref, aujourd’hui encore elles font partie des plus grandes icônes du design.
Il y a la coque en A, style fauteuil, aussi appelée Plastic Armchair (sur la première photo, une à chaque extrémité de la table) et la coque S, Plastic Side Chair (sur la première photo, de part et d’autre des bords restants).
Dès les années 50, le couple diversifie les possibilités de ces deux chaises en dessinant une série de piètements. Ainsi, la même assise peut se retrouver dans un bureau, une chambre, dans un cadre professionnel ou dans une cuisine, bref, Ray et Charles Eames introduisaient une nouvelle typologie de meuble : le siège multifonctionnel.
Aujourd’hui, les chaises sont produites en polypropylène, la fibre de verre jugée, entre autres, trop polluante. Si, à la mort du couple, leurs créations se sont écartées de la philosophie d’un design accessible pour devenir des pièces de luxe et en alimentant le business de la contrefaçon, elles restent le témoin d’une vie d’innovations et de recherches qui ont permis l’intégration du confort dans les ménages populaires.
<p-title>La Longue chair de Eames<p-title>
La mythique Longue chair de Eames (1956). Une des pièces phare du cinéma. Elle est dans tous les bureaux de grands patrons, dans les salons de riches hommes d'affaires bref, dans les arrières plans d'une infinité de scènes de films.
À partir de 7 705,00 €
<p-title>La Plywood Group DCM<p-title>
Vous en avez peut-être une copie rangée au côté de vieilleries dans une cave ou un garage. C'est le fruit des premières expérimentations du couple Eames, 1945-1946.
949,00 € pour les rééditions Vitra
<p-title>La chaise conférence<p-title>
La "chaise scandinave qui n'en est pas une " en mode public d'une conférence. Oui, cette sublime chaise que vous apercevez en vitrine des plus beaux cafés est en réalité la même que celle du public d'un concert associatif. C'est tout le génie de ce siège : le multifonctionnel.
Bien qu'en réalité, de nombreuses enseignes optent pour la facilité, vous trouverez toujours davantage de pièces originales dans des cafés-restaurants que dans des événements associatifs. C'est un fait, la restauration est soumise à diverses certifications qui l'empêchent d'acheter de la contre-façon. C’est pour cela que dans certaines situations vous pourriez rester des heures assis sur ces sièges, tandis que dans d’autres cas, vous auriez mal au dos en quelques minutes. Si rien ne change à vue d'œil, il y a tellement de variables dans la fabrication d’un meuble pour qu’il soit parfait.
env. 260,00 €
<p-title>Aluminium Chairs EA<p-title>
Une dernière icône pour la route, vous connaissez sa silhouette, tous les revendeurs, du géant IKEA aux plus humbles comme Conforama, tous en proposent des copies. Les originaux sont édités par <link-text>Vitra<link-text> en Europe. Seul point négatif, le prix :
2 250,00 € dans la version de la photo.
<intro-body>Vous, lecteurs réguliers, vous commencez à me connaître, pour l’un des premiers articles de l’année, c’était inévitable, il fallait parler d’une histoire d’amour. INSPIRATION parle de passion. Pour l’amorcer, j’étais obligé.. Aujourd’hui, on parle de la vie d’un des couples les plus célèbres du design du XXe siècle : le couple Eames.<intro-body>
Et c’est l’histoire de ces rencontres que l’on voit dans les livres, c’est l’histoire d’un regard, celui qui bouleversa leur vie à tous les deux. L’échange d’un instant entre un jeune artiste bourré d’ambition et l’infinie profondeur dans les yeux de sa nouvelle assistante. Ok, je vais trop loin.. D’accord d’accord. Non mais qui sait ? Peut-être que Charles avait renversé son café sur la chemise de Ray, je ne sais pas moi. Peut-être qu’elle est arrivée dans le bureau de son patron en trébuchant et qu’en apercevant sa silhouette de dos, elle s’est.. Ok, j’arrête, c’est bon.
Si Charles Eames est souvent cité comme le reflet d’un esprit novateur, le témoin de l’avant-garde moderniste jusqu’à être écarté de son programme d’études en architecture quand il était jeune, il n’est que le miroir d’une même richesse, celle de sa femme Ray, artiste engagée, militante féministe des années 30 et qui participa à l’inclusion de la femme artiste et des mouvements avant-gardes aux États-Unis.
Et si leur rencontre date de 1940, le couple amorçait l’essence de leur binôme déjà bien avant. L’un était dans le Missouri au sein de son propre cabinet d’architecture, au côté du grand <link-text>Eliel Saarinen<link-text>, maître du mouvement Art Nouveau et de son fils, non moins connus, <link-text>Eero Saarinen<link-text> créateur de l'iconique Tulip Chair.
L’autre était à New York en suivant la lignée de l’expressionnisme abstrait, fondatrice en 1936 de l’AAA, Ameican Abstracts Artists.
Ils se sont rencontrés à la Cranbrook Academy of Art, ont été collègues puis se sont mariés. Je ne relèverai pas le fait qu’ils se marièrent en moins d’un an - l’ambiance d’une Seconde Guerre mondiale ayant peut-être accéléré les choses. Ensemble, ils ont été les acteurs de l’avènement du confort pour tous et ont créé des œuvres universelles qui, encore aujourd'hui, défient le temps.
<p-title>Contreplaqué<p-title>
Comment courber du bois ? Vous avez quatre heures.
Peut-être la plus large révolution apportée par Charles et Ray Eames. Dans la lignée du design scandinave de l’époque, ils approfondissent des techniques de moulage et de cintrage du contreplaqué pour l’adapter au corps. Une approche encore nouvelle, les prémices d'une nouvelle science : l'ergonomie. Et si pour la plus grande partie des cas, nous profitons de sièges en bois mais à l’assise et aux dossiers arrondis, c’est en partie grâce à eux.
Ils ont bouleversé le champ des possibles. Des chaises d’écoliers aux fauteuils de bureau, aux assises de restaurants et même dans l’ensemble <link-text>des sièges qui nous entourent<link-text>, leurs travaux sont partout sans que jamais nous nous y prêtions attention. Les arts sembleraient ainsi aller indéniablement plus loin qu'une simple trace sur une toile.
En 1942, ils travaillent sur la création d’attelles adaptées aux blessés de guerre.
L’US Navy leur commandera près de 5 000 attelles. En adaptant leurs créations à la production de masse, ils venaient de créer les prémices de leurs plus grands succès.
Vous l’avez vue à <link-text>McDo<link-text> en rouge pétant, la chaise DCW, pour Dining Chair Wood, premier grand succès du couple, était édité en 1946 chez Herman Miller (fabricant américain). C’était plus qu’une simple chaise, c’était le renouveau formel, l’innovation, le confort et la première pierre au gigantesque édifice fonctionnaliste qu’ils construiront durant toute leur vie.
<p-title>Fauteuil en fibre de verre<p-title>
Le design est une réponse. Il s’adapte aux contextes sociaux pour répondre à la demande d’une société, bref, au travers c’est l’art en général - l’art appliqué, appliqué aux gens - qui nous aide parfois à subvenir à nos besoins. En 1950 les ressources financières et matérielles étaient limitées. Suite à la Seconde Guerre mondiale, il fallait concevoir des produits abordables, accessibles, durables et fonctionnels.
Après l’avoir créé pour le « Low Cost Furniture Design » du Museum of Modern Art, les designers sortent leur fauteuil en fibre de verre : ils venaient de bouleverser l’envisageable, une seconde fois.
Une seule pièce, un mélange de résine de polyester renforcée de fibre de verre. C’est du jamais-vu à l’époque. La technique est adaptée de leurs recherches en aéronautiques mises au point pour la marine américaine. Ces chaises, vous les connaissez tous. Certains les appellent erronément les chaises scandinaves. Elles sont légères, fonctionnelles, résistantes, multicolores et personnalisables, apparaissent partout, des stades sportifs aux salons universitaires en passant par les magazines de déco, dans les séries télé.., bref, aujourd’hui encore elles font partie des plus grandes icônes du design.
Il y a la coque en A, style fauteuil, aussi appelée Plastic Armchair (sur la première photo, une à chaque extrémité de la table) et la coque S, Plastic Side Chair (sur la première photo, de part et d’autre des bords restants).
Dès les années 50, le couple diversifie les possibilités de ces deux chaises en dessinant une série de piètements. Ainsi, la même assise peut se retrouver dans un bureau, une chambre, dans un cadre professionnel ou dans une cuisine, bref, Ray et Charles Eames introduisaient une nouvelle typologie de meuble : le siège multifonctionnel.
Aujourd’hui, les chaises sont produites en polypropylène, la fibre de verre jugée, entre autres, trop polluante. Si, à la mort du couple, leurs créations se sont écartées de la philosophie d’un design accessible pour devenir des pièces de luxe et en alimentant le business de la contrefaçon, elles restent le témoin d’une vie d’innovations et de recherches qui ont permis l’intégration du confort dans les ménages populaires.
<p-title>La Longue chair de Eames<p-title>
La mythique Longue chair de Eames (1956). Une des pièces phare du cinéma. Elle est dans tous les bureaux de grands patrons, dans les salons de riches hommes d'affaires bref, dans les arrières plans d'une infinité de scènes de films.
À partir de 7 705,00 €
<p-title>La Plywood Group DCM<p-title>
Vous en avez peut-être une copie rangée au côté de vieilleries dans une cave ou un garage. C'est le fruit des premières expérimentations du couple Eames, 1945-1946.
949,00 € pour les rééditions Vitra
<p-title>La chaise conférence<p-title>
La "chaise scandinave qui n'en est pas une " en mode public d'une conférence. Oui, cette sublime chaise que vous apercevez en vitrine des plus beaux cafés est en réalité la même que celle du public d'un concert associatif. C'est tout le génie de ce siège : le multifonctionnel.
Bien qu'en réalité, de nombreuses enseignes optent pour la facilité, vous trouverez toujours davantage de pièces originales dans des cafés-restaurants que dans des événements associatifs. C'est un fait, la restauration est soumise à diverses certifications qui l'empêchent d'acheter de la contre-façon. C’est pour cela que dans certaines situations vous pourriez rester des heures assis sur ces sièges, tandis que dans d’autres cas, vous auriez mal au dos en quelques minutes. Si rien ne change à vue d'œil, il y a tellement de variables dans la fabrication d’un meuble pour qu’il soit parfait.
env. 260,00 €
<p-title>Aluminium Chairs EA<p-title>
Une dernière icône pour la route, vous connaissez sa silhouette, tous les revendeurs, du géant IKEA aux plus humbles comme Conforama, tous en proposent des copies. Les originaux sont édités par <link-text>Vitra<link-text> en Europe. Seul point négatif, le prix :
2 250,00 € dans la version de la photo.
Crédit photo : <link-credit-white>Eames Official site<link-credit-white>
<intro-body>Vous, lecteurs réguliers, vous commencez à me connaître, pour l’un des premiers articles de l’année, c’était inévitable, il fallait parler d’une histoire d’amour. INSPIRATION parle de passion. Pour l’amorcer, j’étais obligé.. Aujourd’hui, on parle de la vie d’un des couples les plus célèbres du design du XXe siècle : le couple Eames.<intro-body>
Et c’est l’histoire de ces rencontres que l’on voit dans les livres, c’est l’histoire d’un regard, celui qui bouleversa leur vie à tous les deux. L’échange d’un instant entre un jeune artiste bourré d’ambition et l’infinie profondeur dans les yeux de sa nouvelle assistante. Ok, je vais trop loin.. D’accord d’accord. Non mais qui sait ? Peut-être que Charles avait renversé son café sur la chemise de Ray, je ne sais pas moi. Peut-être qu’elle est arrivée dans le bureau de son patron en trébuchant et qu’en apercevant sa silhouette de dos, elle s’est.. Ok, j’arrête, c’est bon.
Si Charles Eames est souvent cité comme le reflet d’un esprit novateur, le témoin de l’avant-garde moderniste jusqu’à être écarté de son programme d’études en architecture quand il était jeune, il n’est que le miroir d’une même richesse, celle de sa femme Ray, artiste engagée, militante féministe des années 30 et qui participa à l’inclusion de la femme artiste et des mouvements avant-gardes aux États-Unis.
Et si leur rencontre date de 1940, le couple amorçait l’essence de leur binôme déjà bien avant. L’un était dans le Missouri au sein de son propre cabinet d’architecture, au côté du grand <link-text>Eliel Saarinen<link-text>, maître du mouvement Art Nouveau et de son fils, non moins connus, <link-text>Eero Saarinen<link-text> créateur de l'iconique Tulip Chair.
L’autre était à New York en suivant la lignée de l’expressionnisme abstrait, fondatrice en 1936 de l’AAA, Ameican Abstracts Artists.
Ils se sont rencontrés à la Cranbrook Academy of Art, ont été collègues puis se sont mariés. Je ne relèverai pas le fait qu’ils se marièrent en moins d’un an - l’ambiance d’une Seconde Guerre mondiale ayant peut-être accéléré les choses. Ensemble, ils ont été les acteurs de l’avènement du confort pour tous et ont créé des œuvres universelles qui, encore aujourd'hui, défient le temps.
<p-title>Contreplaqué<p-title>
Comment courber du bois ? Vous avez quatre heures.
Peut-être la plus large révolution apportée par Charles et Ray Eames. Dans la lignée du design scandinave de l’époque, ils approfondissent des techniques de moulage et de cintrage du contreplaqué pour l’adapter au corps. Une approche encore nouvelle, les prémices d'une nouvelle science : l'ergonomie. Et si pour la plus grande partie des cas, nous profitons de sièges en bois mais à l’assise et aux dossiers arrondis, c’est en partie grâce à eux.
Ils ont bouleversé le champ des possibles. Des chaises d’écoliers aux fauteuils de bureau, aux assises de restaurants et même dans l’ensemble <link-text>des sièges qui nous entourent<link-text>, leurs travaux sont partout sans que jamais nous nous y prêtions attention. Les arts sembleraient ainsi aller indéniablement plus loin qu'une simple trace sur une toile.
En 1942, ils travaillent sur la création d’attelles adaptées aux blessés de guerre.
L’US Navy leur commandera près de 5 000 attelles. En adaptant leurs créations à la production de masse, ils venaient de créer les prémices de leurs plus grands succès.
Vous l’avez vue à <link-text>McDo<link-text> en rouge pétant, la chaise DCW, pour Dining Chair Wood, premier grand succès du couple, était édité en 1946 chez Herman Miller (fabricant américain). C’était plus qu’une simple chaise, c’était le renouveau formel, l’innovation, le confort et la première pierre au gigantesque édifice fonctionnaliste qu’ils construiront durant toute leur vie.
<p-title>Fauteuil en fibre de verre<p-title>
Le design est une réponse. Il s’adapte aux contextes sociaux pour répondre à la demande d’une société, bref, au travers c’est l’art en général - l’art appliqué, appliqué aux gens - qui nous aide parfois à subvenir à nos besoins. En 1950 les ressources financières et matérielles étaient limitées. Suite à la Seconde Guerre mondiale, il fallait concevoir des produits abordables, accessibles, durables et fonctionnels.
Après l’avoir créé pour le « Low Cost Furniture Design » du Museum of Modern Art, les designers sortent leur fauteuil en fibre de verre : ils venaient de bouleverser l’envisageable, une seconde fois.
Une seule pièce, un mélange de résine de polyester renforcée de fibre de verre. C’est du jamais-vu à l’époque. La technique est adaptée de leurs recherches en aéronautiques mises au point pour la marine américaine. Ces chaises, vous les connaissez tous. Certains les appellent erronément les chaises scandinaves. Elles sont légères, fonctionnelles, résistantes, multicolores et personnalisables, apparaissent partout, des stades sportifs aux salons universitaires en passant par les magazines de déco, dans les séries télé.., bref, aujourd’hui encore elles font partie des plus grandes icônes du design.
Il y a la coque en A, style fauteuil, aussi appelée Plastic Armchair (sur la première photo, une à chaque extrémité de la table) et la coque S, Plastic Side Chair (sur la première photo, de part et d’autre des bords restants).
Dès les années 50, le couple diversifie les possibilités de ces deux chaises en dessinant une série de piètements. Ainsi, la même assise peut se retrouver dans un bureau, une chambre, dans un cadre professionnel ou dans une cuisine, bref, Ray et Charles Eames introduisaient une nouvelle typologie de meuble : le siège multifonctionnel.
Aujourd’hui, les chaises sont produites en polypropylène, la fibre de verre jugée, entre autres, trop polluante. Si, à la mort du couple, leurs créations se sont écartées de la philosophie d’un design accessible pour devenir des pièces de luxe et en alimentant le business de la contrefaçon, elles restent le témoin d’une vie d’innovations et de recherches qui ont permis l’intégration du confort dans les ménages populaires.
<p-title>La Longue chair de Eames<p-title>
La mythique Longue chair de Eames (1956). Une des pièces phare du cinéma. Elle est dans tous les bureaux de grands patrons, dans les salons de riches hommes d'affaires bref, dans les arrières plans d'une infinité de scènes de films.
À partir de 7 705,00 €
<p-title>La Plywood Group DCM<p-title>
Vous en avez peut-être une copie rangée au côté de vieilleries dans une cave ou un garage. C'est le fruit des premières expérimentations du couple Eames, 1945-1946.
949,00 € pour les rééditions Vitra
<p-title>La chaise conférence<p-title>
La "chaise scandinave qui n'en est pas une " en mode public d'une conférence. Oui, cette sublime chaise que vous apercevez en vitrine des plus beaux cafés est en réalité la même que celle du public d'un concert associatif. C'est tout le génie de ce siège : le multifonctionnel.
Bien qu'en réalité, de nombreuses enseignes optent pour la facilité, vous trouverez toujours davantage de pièces originales dans des cafés-restaurants que dans des événements associatifs. C'est un fait, la restauration est soumise à diverses certifications qui l'empêchent d'acheter de la contre-façon. C’est pour cela que dans certaines situations vous pourriez rester des heures assis sur ces sièges, tandis que dans d’autres cas, vous auriez mal au dos en quelques minutes. Si rien ne change à vue d'œil, il y a tellement de variables dans la fabrication d’un meuble pour qu’il soit parfait.
env. 260,00 €
<p-title>Aluminium Chairs EA<p-title>
Une dernière icône pour la route, vous connaissez sa silhouette, tous les revendeurs, du géant IKEA aux plus humbles comme Conforama, tous en proposent des copies. Les originaux sont édités par <link-text>Vitra<link-text> en Europe. Seul point négatif, le prix :
2 250,00 € dans la version de la photo.
<intro-body>Vous, lecteurs réguliers, vous commencez à me connaître, pour l’un des premiers articles de l’année, c’était inévitable, il fallait parler d’une histoire d’amour. INSPIRATION parle de passion. Pour l’amorcer, j’étais obligé.. Aujourd’hui, on parle de la vie d’un des couples les plus célèbres du design du XXe siècle : le couple Eames.<intro-body>
Et c’est l’histoire de ces rencontres que l’on voit dans les livres, c’est l’histoire d’un regard, celui qui bouleversa leur vie à tous les deux. L’échange d’un instant entre un jeune artiste bourré d’ambition et l’infinie profondeur dans les yeux de sa nouvelle assistante. Ok, je vais trop loin.. D’accord d’accord. Non mais qui sait ? Peut-être que Charles avait renversé son café sur la chemise de Ray, je ne sais pas moi. Peut-être qu’elle est arrivée dans le bureau de son patron en trébuchant et qu’en apercevant sa silhouette de dos, elle s’est.. Ok, j’arrête, c’est bon.
Si Charles Eames est souvent cité comme le reflet d’un esprit novateur, le témoin de l’avant-garde moderniste jusqu’à être écarté de son programme d’études en architecture quand il était jeune, il n’est que le miroir d’une même richesse, celle de sa femme Ray, artiste engagée, militante féministe des années 30 et qui participa à l’inclusion de la femme artiste et des mouvements avant-gardes aux États-Unis.
Et si leur rencontre date de 1940, le couple amorçait l’essence de leur binôme déjà bien avant. L’un était dans le Missouri au sein de son propre cabinet d’architecture, au côté du grand <link-text>Eliel Saarinen<link-text>, maître du mouvement Art Nouveau et de son fils, non moins connus, <link-text>Eero Saarinen<link-text> créateur de l'iconique Tulip Chair.
L’autre était à New York en suivant la lignée de l’expressionnisme abstrait, fondatrice en 1936 de l’AAA, Ameican Abstracts Artists.
Ils se sont rencontrés à la Cranbrook Academy of Art, ont été collègues puis se sont mariés. Je ne relèverai pas le fait qu’ils se marièrent en moins d’un an - l’ambiance d’une Seconde Guerre mondiale ayant peut-être accéléré les choses. Ensemble, ils ont été les acteurs de l’avènement du confort pour tous et ont créé des œuvres universelles qui, encore aujourd'hui, défient le temps.
<p-title>Contreplaqué<p-title>
Comment courber du bois ? Vous avez quatre heures.
Peut-être la plus large révolution apportée par Charles et Ray Eames. Dans la lignée du design scandinave de l’époque, ils approfondissent des techniques de moulage et de cintrage du contreplaqué pour l’adapter au corps. Une approche encore nouvelle, les prémices d'une nouvelle science : l'ergonomie. Et si pour la plus grande partie des cas, nous profitons de sièges en bois mais à l’assise et aux dossiers arrondis, c’est en partie grâce à eux.
Ils ont bouleversé le champ des possibles. Des chaises d’écoliers aux fauteuils de bureau, aux assises de restaurants et même dans l’ensemble <link-text>des sièges qui nous entourent<link-text>, leurs travaux sont partout sans que jamais nous nous y prêtions attention. Les arts sembleraient ainsi aller indéniablement plus loin qu'une simple trace sur une toile.
En 1942, ils travaillent sur la création d’attelles adaptées aux blessés de guerre.
L’US Navy leur commandera près de 5 000 attelles. En adaptant leurs créations à la production de masse, ils venaient de créer les prémices de leurs plus grands succès.
Vous l’avez vue à <link-text>McDo<link-text> en rouge pétant, la chaise DCW, pour Dining Chair Wood, premier grand succès du couple, était édité en 1946 chez Herman Miller (fabricant américain). C’était plus qu’une simple chaise, c’était le renouveau formel, l’innovation, le confort et la première pierre au gigantesque édifice fonctionnaliste qu’ils construiront durant toute leur vie.
<p-title>Fauteuil en fibre de verre<p-title>
Le design est une réponse. Il s’adapte aux contextes sociaux pour répondre à la demande d’une société, bref, au travers c’est l’art en général - l’art appliqué, appliqué aux gens - qui nous aide parfois à subvenir à nos besoins. En 1950 les ressources financières et matérielles étaient limitées. Suite à la Seconde Guerre mondiale, il fallait concevoir des produits abordables, accessibles, durables et fonctionnels.
Après l’avoir créé pour le « Low Cost Furniture Design » du Museum of Modern Art, les designers sortent leur fauteuil en fibre de verre : ils venaient de bouleverser l’envisageable, une seconde fois.
Une seule pièce, un mélange de résine de polyester renforcée de fibre de verre. C’est du jamais-vu à l’époque. La technique est adaptée de leurs recherches en aéronautiques mises au point pour la marine américaine. Ces chaises, vous les connaissez tous. Certains les appellent erronément les chaises scandinaves. Elles sont légères, fonctionnelles, résistantes, multicolores et personnalisables, apparaissent partout, des stades sportifs aux salons universitaires en passant par les magazines de déco, dans les séries télé.., bref, aujourd’hui encore elles font partie des plus grandes icônes du design.
Il y a la coque en A, style fauteuil, aussi appelée Plastic Armchair (sur la première photo, une à chaque extrémité de la table) et la coque S, Plastic Side Chair (sur la première photo, de part et d’autre des bords restants).
Dès les années 50, le couple diversifie les possibilités de ces deux chaises en dessinant une série de piètements. Ainsi, la même assise peut se retrouver dans un bureau, une chambre, dans un cadre professionnel ou dans une cuisine, bref, Ray et Charles Eames introduisaient une nouvelle typologie de meuble : le siège multifonctionnel.
Aujourd’hui, les chaises sont produites en polypropylène, la fibre de verre jugée, entre autres, trop polluante. Si, à la mort du couple, leurs créations se sont écartées de la philosophie d’un design accessible pour devenir des pièces de luxe et en alimentant le business de la contrefaçon, elles restent le témoin d’une vie d’innovations et de recherches qui ont permis l’intégration du confort dans les ménages populaires.
<p-title>La Longue chair de Eames<p-title>
La mythique Longue chair de Eames (1956). Une des pièces phare du cinéma. Elle est dans tous les bureaux de grands patrons, dans les salons de riches hommes d'affaires bref, dans les arrières plans d'une infinité de scènes de films.
À partir de 7 705,00 €
<p-title>La Plywood Group DCM<p-title>
Vous en avez peut-être une copie rangée au côté de vieilleries dans une cave ou un garage. C'est le fruit des premières expérimentations du couple Eames, 1945-1946.
949,00 € pour les rééditions Vitra
<p-title>La chaise conférence<p-title>
La "chaise scandinave qui n'en est pas une " en mode public d'une conférence. Oui, cette sublime chaise que vous apercevez en vitrine des plus beaux cafés est en réalité la même que celle du public d'un concert associatif. C'est tout le génie de ce siège : le multifonctionnel.
Bien qu'en réalité, de nombreuses enseignes optent pour la facilité, vous trouverez toujours davantage de pièces originales dans des cafés-restaurants que dans des événements associatifs. C'est un fait, la restauration est soumise à diverses certifications qui l'empêchent d'acheter de la contre-façon. C’est pour cela que dans certaines situations vous pourriez rester des heures assis sur ces sièges, tandis que dans d’autres cas, vous auriez mal au dos en quelques minutes. Si rien ne change à vue d'œil, il y a tellement de variables dans la fabrication d’un meuble pour qu’il soit parfait.
env. 260,00 €
<p-title>Aluminium Chairs EA<p-title>
Une dernière icône pour la route, vous connaissez sa silhouette, tous les revendeurs, du géant IKEA aux plus humbles comme Conforama, tous en proposent des copies. Les originaux sont édités par <link-text>Vitra<link-text> en Europe. Seul point négatif, le prix :
2 250,00 € dans la version de la photo.
<intro-body>Vous, lecteurs réguliers, vous commencez à me connaître, pour l’un des premiers articles de l’année, c’était inévitable, il fallait parler d’une histoire d’amour. INSPIRATION parle de passion. Pour l’amorcer, j’étais obligé.. Aujourd’hui, on parle de la vie d’un des couples les plus célèbres du design du XXe siècle : le couple Eames.<intro-body>
Et c’est l’histoire de ces rencontres que l’on voit dans les livres, c’est l’histoire d’un regard, celui qui bouleversa leur vie à tous les deux. L’échange d’un instant entre un jeune artiste bourré d’ambition et l’infinie profondeur dans les yeux de sa nouvelle assistante. Ok, je vais trop loin.. D’accord d’accord. Non mais qui sait ? Peut-être que Charles avait renversé son café sur la chemise de Ray, je ne sais pas moi. Peut-être qu’elle est arrivée dans le bureau de son patron en trébuchant et qu’en apercevant sa silhouette de dos, elle s’est.. Ok, j’arrête, c’est bon.
Si Charles Eames est souvent cité comme le reflet d’un esprit novateur, le témoin de l’avant-garde moderniste jusqu’à être écarté de son programme d’études en architecture quand il était jeune, il n’est que le miroir d’une même richesse, celle de sa femme Ray, artiste engagée, militante féministe des années 30 et qui participa à l’inclusion de la femme artiste et des mouvements avant-gardes aux États-Unis.
Et si leur rencontre date de 1940, le couple amorçait l’essence de leur binôme déjà bien avant. L’un était dans le Missouri au sein de son propre cabinet d’architecture, au côté du grand <link-text>Eliel Saarinen<link-text>, maître du mouvement Art Nouveau et de son fils, non moins connus, <link-text>Eero Saarinen<link-text> créateur de l'iconique Tulip Chair.
L’autre était à New York en suivant la lignée de l’expressionnisme abstrait, fondatrice en 1936 de l’AAA, Ameican Abstracts Artists.
Ils se sont rencontrés à la Cranbrook Academy of Art, ont été collègues puis se sont mariés. Je ne relèverai pas le fait qu’ils se marièrent en moins d’un an - l’ambiance d’une Seconde Guerre mondiale ayant peut-être accéléré les choses. Ensemble, ils ont été les acteurs de l’avènement du confort pour tous et ont créé des œuvres universelles qui, encore aujourd'hui, défient le temps.
<p-title>Contreplaqué<p-title>
Comment courber du bois ? Vous avez quatre heures.
Peut-être la plus large révolution apportée par Charles et Ray Eames. Dans la lignée du design scandinave de l’époque, ils approfondissent des techniques de moulage et de cintrage du contreplaqué pour l’adapter au corps. Une approche encore nouvelle, les prémices d'une nouvelle science : l'ergonomie. Et si pour la plus grande partie des cas, nous profitons de sièges en bois mais à l’assise et aux dossiers arrondis, c’est en partie grâce à eux.
Ils ont bouleversé le champ des possibles. Des chaises d’écoliers aux fauteuils de bureau, aux assises de restaurants et même dans l’ensemble <link-text>des sièges qui nous entourent<link-text>, leurs travaux sont partout sans que jamais nous nous y prêtions attention. Les arts sembleraient ainsi aller indéniablement plus loin qu'une simple trace sur une toile.
En 1942, ils travaillent sur la création d’attelles adaptées aux blessés de guerre.
L’US Navy leur commandera près de 5 000 attelles. En adaptant leurs créations à la production de masse, ils venaient de créer les prémices de leurs plus grands succès.
Vous l’avez vue à <link-text>McDo<link-text> en rouge pétant, la chaise DCW, pour Dining Chair Wood, premier grand succès du couple, était édité en 1946 chez Herman Miller (fabricant américain). C’était plus qu’une simple chaise, c’était le renouveau formel, l’innovation, le confort et la première pierre au gigantesque édifice fonctionnaliste qu’ils construiront durant toute leur vie.
<p-title>Fauteuil en fibre de verre<p-title>
Le design est une réponse. Il s’adapte aux contextes sociaux pour répondre à la demande d’une société, bref, au travers c’est l’art en général - l’art appliqué, appliqué aux gens - qui nous aide parfois à subvenir à nos besoins. En 1950 les ressources financières et matérielles étaient limitées. Suite à la Seconde Guerre mondiale, il fallait concevoir des produits abordables, accessibles, durables et fonctionnels.
Après l’avoir créé pour le « Low Cost Furniture Design » du Museum of Modern Art, les designers sortent leur fauteuil en fibre de verre : ils venaient de bouleverser l’envisageable, une seconde fois.
Une seule pièce, un mélange de résine de polyester renforcée de fibre de verre. C’est du jamais-vu à l’époque. La technique est adaptée de leurs recherches en aéronautiques mises au point pour la marine américaine. Ces chaises, vous les connaissez tous. Certains les appellent erronément les chaises scandinaves. Elles sont légères, fonctionnelles, résistantes, multicolores et personnalisables, apparaissent partout, des stades sportifs aux salons universitaires en passant par les magazines de déco, dans les séries télé.., bref, aujourd’hui encore elles font partie des plus grandes icônes du design.
Il y a la coque en A, style fauteuil, aussi appelée Plastic Armchair (sur la première photo, une à chaque extrémité de la table) et la coque S, Plastic Side Chair (sur la première photo, de part et d’autre des bords restants).
Dès les années 50, le couple diversifie les possibilités de ces deux chaises en dessinant une série de piètements. Ainsi, la même assise peut se retrouver dans un bureau, une chambre, dans un cadre professionnel ou dans une cuisine, bref, Ray et Charles Eames introduisaient une nouvelle typologie de meuble : le siège multifonctionnel.
Aujourd’hui, les chaises sont produites en polypropylène, la fibre de verre jugée, entre autres, trop polluante. Si, à la mort du couple, leurs créations se sont écartées de la philosophie d’un design accessible pour devenir des pièces de luxe et en alimentant le business de la contrefaçon, elles restent le témoin d’une vie d’innovations et de recherches qui ont permis l’intégration du confort dans les ménages populaires.
<p-title>La Longue chair de Eames<p-title>
La mythique Longue chair de Eames (1956). Une des pièces phare du cinéma. Elle est dans tous les bureaux de grands patrons, dans les salons de riches hommes d'affaires bref, dans les arrières plans d'une infinité de scènes de films.
À partir de 7 705,00 €
<p-title>La Plywood Group DCM<p-title>
Vous en avez peut-être une copie rangée au côté de vieilleries dans une cave ou un garage. C'est le fruit des premières expérimentations du couple Eames, 1945-1946.
949,00 € pour les rééditions Vitra
<p-title>La chaise conférence<p-title>
La "chaise scandinave qui n'en est pas une " en mode public d'une conférence. Oui, cette sublime chaise que vous apercevez en vitrine des plus beaux cafés est en réalité la même que celle du public d'un concert associatif. C'est tout le génie de ce siège : le multifonctionnel.
Bien qu'en réalité, de nombreuses enseignes optent pour la facilité, vous trouverez toujours davantage de pièces originales dans des cafés-restaurants que dans des événements associatifs. C'est un fait, la restauration est soumise à diverses certifications qui l'empêchent d'acheter de la contre-façon. C’est pour cela que dans certaines situations vous pourriez rester des heures assis sur ces sièges, tandis que dans d’autres cas, vous auriez mal au dos en quelques minutes. Si rien ne change à vue d'œil, il y a tellement de variables dans la fabrication d’un meuble pour qu’il soit parfait.
env. 260,00 €
<p-title>Aluminium Chairs EA<p-title>
Une dernière icône pour la route, vous connaissez sa silhouette, tous les revendeurs, du géant IKEA aux plus humbles comme Conforama, tous en proposent des copies. Les originaux sont édités par <link-text>Vitra<link-text> en Europe. Seul point négatif, le prix :
2 250,00 € dans la version de la photo.
<intro-body>Vous, lecteurs réguliers, vous commencez à me connaître, pour l’un des premiers articles de l’année, c’était inévitable, il fallait parler d’une histoire d’amour. INSPIRATION parle de passion. Pour l’amorcer, j’étais obligé.. Aujourd’hui, on parle de la vie d’un des couples les plus célèbres du design du XXe siècle : le couple Eames.<intro-body>
Et c’est l’histoire de ces rencontres que l’on voit dans les livres, c’est l’histoire d’un regard, celui qui bouleversa leur vie à tous les deux. L’échange d’un instant entre un jeune artiste bourré d’ambition et l’infinie profondeur dans les yeux de sa nouvelle assistante. Ok, je vais trop loin.. D’accord d’accord. Non mais qui sait ? Peut-être que Charles avait renversé son café sur la chemise de Ray, je ne sais pas moi. Peut-être qu’elle est arrivée dans le bureau de son patron en trébuchant et qu’en apercevant sa silhouette de dos, elle s’est.. Ok, j’arrête, c’est bon.
Si Charles Eames est souvent cité comme le reflet d’un esprit novateur, le témoin de l’avant-garde moderniste jusqu’à être écarté de son programme d’études en architecture quand il était jeune, il n’est que le miroir d’une même richesse, celle de sa femme Ray, artiste engagée, militante féministe des années 30 et qui participa à l’inclusion de la femme artiste et des mouvements avant-gardes aux États-Unis.
Et si leur rencontre date de 1940, le couple amorçait l’essence de leur binôme déjà bien avant. L’un était dans le Missouri au sein de son propre cabinet d’architecture, au côté du grand <link-text>Eliel Saarinen<link-text>, maître du mouvement Art Nouveau et de son fils, non moins connus, <link-text>Eero Saarinen<link-text> créateur de l'iconique Tulip Chair.
L’autre était à New York en suivant la lignée de l’expressionnisme abstrait, fondatrice en 1936 de l’AAA, Ameican Abstracts Artists.
Ils se sont rencontrés à la Cranbrook Academy of Art, ont été collègues puis se sont mariés. Je ne relèverai pas le fait qu’ils se marièrent en moins d’un an - l’ambiance d’une Seconde Guerre mondiale ayant peut-être accéléré les choses. Ensemble, ils ont été les acteurs de l’avènement du confort pour tous et ont créé des œuvres universelles qui, encore aujourd'hui, défient le temps.
<p-title>Contreplaqué<p-title>
Comment courber du bois ? Vous avez quatre heures.
Peut-être la plus large révolution apportée par Charles et Ray Eames. Dans la lignée du design scandinave de l’époque, ils approfondissent des techniques de moulage et de cintrage du contreplaqué pour l’adapter au corps. Une approche encore nouvelle, les prémices d'une nouvelle science : l'ergonomie. Et si pour la plus grande partie des cas, nous profitons de sièges en bois mais à l’assise et aux dossiers arrondis, c’est en partie grâce à eux.
Ils ont bouleversé le champ des possibles. Des chaises d’écoliers aux fauteuils de bureau, aux assises de restaurants et même dans l’ensemble <link-text>des sièges qui nous entourent<link-text>, leurs travaux sont partout sans que jamais nous nous y prêtions attention. Les arts sembleraient ainsi aller indéniablement plus loin qu'une simple trace sur une toile.
En 1942, ils travaillent sur la création d’attelles adaptées aux blessés de guerre.
L’US Navy leur commandera près de 5 000 attelles. En adaptant leurs créations à la production de masse, ils venaient de créer les prémices de leurs plus grands succès.
Vous l’avez vue à <link-text>McDo<link-text> en rouge pétant, la chaise DCW, pour Dining Chair Wood, premier grand succès du couple, était édité en 1946 chez Herman Miller (fabricant américain). C’était plus qu’une simple chaise, c’était le renouveau formel, l’innovation, le confort et la première pierre au gigantesque édifice fonctionnaliste qu’ils construiront durant toute leur vie.
<p-title>Fauteuil en fibre de verre<p-title>
Le design est une réponse. Il s’adapte aux contextes sociaux pour répondre à la demande d’une société, bref, au travers c’est l’art en général - l’art appliqué, appliqué aux gens - qui nous aide parfois à subvenir à nos besoins. En 1950 les ressources financières et matérielles étaient limitées. Suite à la Seconde Guerre mondiale, il fallait concevoir des produits abordables, accessibles, durables et fonctionnels.
Après l’avoir créé pour le « Low Cost Furniture Design » du Museum of Modern Art, les designers sortent leur fauteuil en fibre de verre : ils venaient de bouleverser l’envisageable, une seconde fois.
Une seule pièce, un mélange de résine de polyester renforcée de fibre de verre. C’est du jamais-vu à l’époque. La technique est adaptée de leurs recherches en aéronautiques mises au point pour la marine américaine. Ces chaises, vous les connaissez tous. Certains les appellent erronément les chaises scandinaves. Elles sont légères, fonctionnelles, résistantes, multicolores et personnalisables, apparaissent partout, des stades sportifs aux salons universitaires en passant par les magazines de déco, dans les séries télé.., bref, aujourd’hui encore elles font partie des plus grandes icônes du design.
Il y a la coque en A, style fauteuil, aussi appelée Plastic Armchair (sur la première photo, une à chaque extrémité de la table) et la coque S, Plastic Side Chair (sur la première photo, de part et d’autre des bords restants).
Dès les années 50, le couple diversifie les possibilités de ces deux chaises en dessinant une série de piètements. Ainsi, la même assise peut se retrouver dans un bureau, une chambre, dans un cadre professionnel ou dans une cuisine, bref, Ray et Charles Eames introduisaient une nouvelle typologie de meuble : le siège multifonctionnel.
Aujourd’hui, les chaises sont produites en polypropylène, la fibre de verre jugée, entre autres, trop polluante. Si, à la mort du couple, leurs créations se sont écartées de la philosophie d’un design accessible pour devenir des pièces de luxe et en alimentant le business de la contrefaçon, elles restent le témoin d’une vie d’innovations et de recherches qui ont permis l’intégration du confort dans les ménages populaires.
<p-title>La Longue chair de Eames<p-title>
La mythique Longue chair de Eames (1956). Une des pièces phare du cinéma. Elle est dans tous les bureaux de grands patrons, dans les salons de riches hommes d'affaires bref, dans les arrières plans d'une infinité de scènes de films.
À partir de 7 705,00 €
<p-title>La Plywood Group DCM<p-title>
Vous en avez peut-être une copie rangée au côté de vieilleries dans une cave ou un garage. C'est le fruit des premières expérimentations du couple Eames, 1945-1946.
949,00 € pour les rééditions Vitra
<p-title>La chaise conférence<p-title>
La "chaise scandinave qui n'en est pas une " en mode public d'une conférence. Oui, cette sublime chaise que vous apercevez en vitrine des plus beaux cafés est en réalité la même que celle du public d'un concert associatif. C'est tout le génie de ce siège : le multifonctionnel.
Bien qu'en réalité, de nombreuses enseignes optent pour la facilité, vous trouverez toujours davantage de pièces originales dans des cafés-restaurants que dans des événements associatifs. C'est un fait, la restauration est soumise à diverses certifications qui l'empêchent d'acheter de la contre-façon. C’est pour cela que dans certaines situations vous pourriez rester des heures assis sur ces sièges, tandis que dans d’autres cas, vous auriez mal au dos en quelques minutes. Si rien ne change à vue d'œil, il y a tellement de variables dans la fabrication d’un meuble pour qu’il soit parfait.
env. 260,00 €
<p-title>Aluminium Chairs EA<p-title>
Une dernière icône pour la route, vous connaissez sa silhouette, tous les revendeurs, du géant IKEA aux plus humbles comme Conforama, tous en proposent des copies. Les originaux sont édités par <link-text>Vitra<link-text> en Europe. Seul point négatif, le prix :
2 250,00 € dans la version de la photo.
<intro-body>Vous, lecteurs réguliers, vous commencez à me connaître, pour l’un des premiers articles de l’année, c’était inévitable, il fallait parler d’une histoire d’amour. INSPIRATION parle de passion. Pour l’amorcer, j’étais obligé.. Aujourd’hui, on parle de la vie d’un des couples les plus célèbres du design du XXe siècle : le couple Eames.<intro-body>
Et c’est l’histoire de ces rencontres que l’on voit dans les livres, c’est l’histoire d’un regard, celui qui bouleversa leur vie à tous les deux. L’échange d’un instant entre un jeune artiste bourré d’ambition et l’infinie profondeur dans les yeux de sa nouvelle assistante. Ok, je vais trop loin.. D’accord d’accord. Non mais qui sait ? Peut-être que Charles avait renversé son café sur la chemise de Ray, je ne sais pas moi. Peut-être qu’elle est arrivée dans le bureau de son patron en trébuchant et qu’en apercevant sa silhouette de dos, elle s’est.. Ok, j’arrête, c’est bon.
Si Charles Eames est souvent cité comme le reflet d’un esprit novateur, le témoin de l’avant-garde moderniste jusqu’à être écarté de son programme d’études en architecture quand il était jeune, il n’est que le miroir d’une même richesse, celle de sa femme Ray, artiste engagée, militante féministe des années 30 et qui participa à l’inclusion de la femme artiste et des mouvements avant-gardes aux États-Unis.
Et si leur rencontre date de 1940, le couple amorçait l’essence de leur binôme déjà bien avant. L’un était dans le Missouri au sein de son propre cabinet d’architecture, au côté du grand <link-text>Eliel Saarinen<link-text>, maître du mouvement Art Nouveau et de son fils, non moins connus, <link-text>Eero Saarinen<link-text> créateur de l'iconique Tulip Chair.
L’autre était à New York en suivant la lignée de l’expressionnisme abstrait, fondatrice en 1936 de l’AAA, Ameican Abstracts Artists.
Ils se sont rencontrés à la Cranbrook Academy of Art, ont été collègues puis se sont mariés. Je ne relèverai pas le fait qu’ils se marièrent en moins d’un an - l’ambiance d’une Seconde Guerre mondiale ayant peut-être accéléré les choses. Ensemble, ils ont été les acteurs de l’avènement du confort pour tous et ont créé des œuvres universelles qui, encore aujourd'hui, défient le temps.
<p-title>Contreplaqué<p-title>
Comment courber du bois ? Vous avez quatre heures.
Peut-être la plus large révolution apportée par Charles et Ray Eames. Dans la lignée du design scandinave de l’époque, ils approfondissent des techniques de moulage et de cintrage du contreplaqué pour l’adapter au corps. Une approche encore nouvelle, les prémices d'une nouvelle science : l'ergonomie. Et si pour la plus grande partie des cas, nous profitons de sièges en bois mais à l’assise et aux dossiers arrondis, c’est en partie grâce à eux.
Ils ont bouleversé le champ des possibles. Des chaises d’écoliers aux fauteuils de bureau, aux assises de restaurants et même dans l’ensemble <link-text>des sièges qui nous entourent<link-text>, leurs travaux sont partout sans que jamais nous nous y prêtions attention. Les arts sembleraient ainsi aller indéniablement plus loin qu'une simple trace sur une toile.
En 1942, ils travaillent sur la création d’attelles adaptées aux blessés de guerre.
L’US Navy leur commandera près de 5 000 attelles. En adaptant leurs créations à la production de masse, ils venaient de créer les prémices de leurs plus grands succès.
Vous l’avez vue à <link-text>McDo<link-text> en rouge pétant, la chaise DCW, pour Dining Chair Wood, premier grand succès du couple, était édité en 1946 chez Herman Miller (fabricant américain). C’était plus qu’une simple chaise, c’était le renouveau formel, l’innovation, le confort et la première pierre au gigantesque édifice fonctionnaliste qu’ils construiront durant toute leur vie.
<p-title>Fauteuil en fibre de verre<p-title>
Le design est une réponse. Il s’adapte aux contextes sociaux pour répondre à la demande d’une société, bref, au travers c’est l’art en général - l’art appliqué, appliqué aux gens - qui nous aide parfois à subvenir à nos besoins. En 1950 les ressources financières et matérielles étaient limitées. Suite à la Seconde Guerre mondiale, il fallait concevoir des produits abordables, accessibles, durables et fonctionnels.
Après l’avoir créé pour le « Low Cost Furniture Design » du Museum of Modern Art, les designers sortent leur fauteuil en fibre de verre : ils venaient de bouleverser l’envisageable, une seconde fois.
Une seule pièce, un mélange de résine de polyester renforcée de fibre de verre. C’est du jamais-vu à l’époque. La technique est adaptée de leurs recherches en aéronautiques mises au point pour la marine américaine. Ces chaises, vous les connaissez tous. Certains les appellent erronément les chaises scandinaves. Elles sont légères, fonctionnelles, résistantes, multicolores et personnalisables, apparaissent partout, des stades sportifs aux salons universitaires en passant par les magazines de déco, dans les séries télé.., bref, aujourd’hui encore elles font partie des plus grandes icônes du design.
Il y a la coque en A, style fauteuil, aussi appelée Plastic Armchair (sur la première photo, une à chaque extrémité de la table) et la coque S, Plastic Side Chair (sur la première photo, de part et d’autre des bords restants).
Dès les années 50, le couple diversifie les possibilités de ces deux chaises en dessinant une série de piètements. Ainsi, la même assise peut se retrouver dans un bureau, une chambre, dans un cadre professionnel ou dans une cuisine, bref, Ray et Charles Eames introduisaient une nouvelle typologie de meuble : le siège multifonctionnel.
Aujourd’hui, les chaises sont produites en polypropylène, la fibre de verre jugée, entre autres, trop polluante. Si, à la mort du couple, leurs créations se sont écartées de la philosophie d’un design accessible pour devenir des pièces de luxe et en alimentant le business de la contrefaçon, elles restent le témoin d’une vie d’innovations et de recherches qui ont permis l’intégration du confort dans les ménages populaires.
<p-title>La Longue chair de Eames<p-title>
La mythique Longue chair de Eames (1956). Une des pièces phare du cinéma. Elle est dans tous les bureaux de grands patrons, dans les salons de riches hommes d'affaires bref, dans les arrières plans d'une infinité de scènes de films.
À partir de 7 705,00 €
<p-title>La Plywood Group DCM<p-title>
Vous en avez peut-être une copie rangée au côté de vieilleries dans une cave ou un garage. C'est le fruit des premières expérimentations du couple Eames, 1945-1946.
949,00 € pour les rééditions Vitra
<p-title>La chaise conférence<p-title>
La "chaise scandinave qui n'en est pas une " en mode public d'une conférence. Oui, cette sublime chaise que vous apercevez en vitrine des plus beaux cafés est en réalité la même que celle du public d'un concert associatif. C'est tout le génie de ce siège : le multifonctionnel.
Bien qu'en réalité, de nombreuses enseignes optent pour la facilité, vous trouverez toujours davantage de pièces originales dans des cafés-restaurants que dans des événements associatifs. C'est un fait, la restauration est soumise à diverses certifications qui l'empêchent d'acheter de la contre-façon. C’est pour cela que dans certaines situations vous pourriez rester des heures assis sur ces sièges, tandis que dans d’autres cas, vous auriez mal au dos en quelques minutes. Si rien ne change à vue d'œil, il y a tellement de variables dans la fabrication d’un meuble pour qu’il soit parfait.
env. 260,00 €
<p-title>Aluminium Chairs EA<p-title>
Une dernière icône pour la route, vous connaissez sa silhouette, tous les revendeurs, du géant IKEA aux plus humbles comme Conforama, tous en proposent des copies. Les originaux sont édités par <link-text>Vitra<link-text> en Europe. Seul point négatif, le prix :
2 250,00 € dans la version de la photo.
<intro-body>Vous, lecteurs réguliers, vous commencez à me connaître, pour l’un des premiers articles de l’année, c’était inévitable, il fallait parler d’une histoire d’amour. INSPIRATION parle de passion. Pour l’amorcer, j’étais obligé.. Aujourd’hui, on parle de la vie d’un des couples les plus célèbres du design du XXe siècle : le couple Eames.<intro-body>
Et c’est l’histoire de ces rencontres que l’on voit dans les livres, c’est l’histoire d’un regard, celui qui bouleversa leur vie à tous les deux. L’échange d’un instant entre un jeune artiste bourré d’ambition et l’infinie profondeur dans les yeux de sa nouvelle assistante. Ok, je vais trop loin.. D’accord d’accord. Non mais qui sait ? Peut-être que Charles avait renversé son café sur la chemise de Ray, je ne sais pas moi. Peut-être qu’elle est arrivée dans le bureau de son patron en trébuchant et qu’en apercevant sa silhouette de dos, elle s’est.. Ok, j’arrête, c’est bon.
Si Charles Eames est souvent cité comme le reflet d’un esprit novateur, le témoin de l’avant-garde moderniste jusqu’à être écarté de son programme d’études en architecture quand il était jeune, il n’est que le miroir d’une même richesse, celle de sa femme Ray, artiste engagée, militante féministe des années 30 et qui participa à l’inclusion de la femme artiste et des mouvements avant-gardes aux États-Unis.
Et si leur rencontre date de 1940, le couple amorçait l’essence de leur binôme déjà bien avant. L’un était dans le Missouri au sein de son propre cabinet d’architecture, au côté du grand <link-text>Eliel Saarinen<link-text>, maître du mouvement Art Nouveau et de son fils, non moins connus, <link-text>Eero Saarinen<link-text> créateur de l'iconique Tulip Chair.
L’autre était à New York en suivant la lignée de l’expressionnisme abstrait, fondatrice en 1936 de l’AAA, Ameican Abstracts Artists.
Ils se sont rencontrés à la Cranbrook Academy of Art, ont été collègues puis se sont mariés. Je ne relèverai pas le fait qu’ils se marièrent en moins d’un an - l’ambiance d’une Seconde Guerre mondiale ayant peut-être accéléré les choses. Ensemble, ils ont été les acteurs de l’avènement du confort pour tous et ont créé des œuvres universelles qui, encore aujourd'hui, défient le temps.
<p-title>Contreplaqué<p-title>
Comment courber du bois ? Vous avez quatre heures.
Peut-être la plus large révolution apportée par Charles et Ray Eames. Dans la lignée du design scandinave de l’époque, ils approfondissent des techniques de moulage et de cintrage du contreplaqué pour l’adapter au corps. Une approche encore nouvelle, les prémices d'une nouvelle science : l'ergonomie. Et si pour la plus grande partie des cas, nous profitons de sièges en bois mais à l’assise et aux dossiers arrondis, c’est en partie grâce à eux.
Ils ont bouleversé le champ des possibles. Des chaises d’écoliers aux fauteuils de bureau, aux assises de restaurants et même dans l’ensemble <link-text>des sièges qui nous entourent<link-text>, leurs travaux sont partout sans que jamais nous nous y prêtions attention. Les arts sembleraient ainsi aller indéniablement plus loin qu'une simple trace sur une toile.
En 1942, ils travaillent sur la création d’attelles adaptées aux blessés de guerre.
L’US Navy leur commandera près de 5 000 attelles. En adaptant leurs créations à la production de masse, ils venaient de créer les prémices de leurs plus grands succès.
Vous l’avez vue à <link-text>McDo<link-text> en rouge pétant, la chaise DCW, pour Dining Chair Wood, premier grand succès du couple, était édité en 1946 chez Herman Miller (fabricant américain). C’était plus qu’une simple chaise, c’était le renouveau formel, l’innovation, le confort et la première pierre au gigantesque édifice fonctionnaliste qu’ils construiront durant toute leur vie.
<p-title>Fauteuil en fibre de verre<p-title>
Le design est une réponse. Il s’adapte aux contextes sociaux pour répondre à la demande d’une société, bref, au travers c’est l’art en général - l’art appliqué, appliqué aux gens - qui nous aide parfois à subvenir à nos besoins. En 1950 les ressources financières et matérielles étaient limitées. Suite à la Seconde Guerre mondiale, il fallait concevoir des produits abordables, accessibles, durables et fonctionnels.
Après l’avoir créé pour le « Low Cost Furniture Design » du Museum of Modern Art, les designers sortent leur fauteuil en fibre de verre : ils venaient de bouleverser l’envisageable, une seconde fois.
Une seule pièce, un mélange de résine de polyester renforcée de fibre de verre. C’est du jamais-vu à l’époque. La technique est adaptée de leurs recherches en aéronautiques mises au point pour la marine américaine. Ces chaises, vous les connaissez tous. Certains les appellent erronément les chaises scandinaves. Elles sont légères, fonctionnelles, résistantes, multicolores et personnalisables, apparaissent partout, des stades sportifs aux salons universitaires en passant par les magazines de déco, dans les séries télé.., bref, aujourd’hui encore elles font partie des plus grandes icônes du design.
Il y a la coque en A, style fauteuil, aussi appelée Plastic Armchair (sur la première photo, une à chaque extrémité de la table) et la coque S, Plastic Side Chair (sur la première photo, de part et d’autre des bords restants).
Dès les années 50, le couple diversifie les possibilités de ces deux chaises en dessinant une série de piètements. Ainsi, la même assise peut se retrouver dans un bureau, une chambre, dans un cadre professionnel ou dans une cuisine, bref, Ray et Charles Eames introduisaient une nouvelle typologie de meuble : le siège multifonctionnel.
Aujourd’hui, les chaises sont produites en polypropylène, la fibre de verre jugée, entre autres, trop polluante. Si, à la mort du couple, leurs créations se sont écartées de la philosophie d’un design accessible pour devenir des pièces de luxe et en alimentant le business de la contrefaçon, elles restent le témoin d’une vie d’innovations et de recherches qui ont permis l’intégration du confort dans les ménages populaires.
<p-title>La Longue chair de Eames<p-title>
La mythique Longue chair de Eames (1956). Une des pièces phare du cinéma. Elle est dans tous les bureaux de grands patrons, dans les salons de riches hommes d'affaires bref, dans les arrières plans d'une infinité de scènes de films.
À partir de 7 705,00 €
<p-title>La Plywood Group DCM<p-title>
Vous en avez peut-être une copie rangée au côté de vieilleries dans une cave ou un garage. C'est le fruit des premières expérimentations du couple Eames, 1945-1946.
949,00 € pour les rééditions Vitra
<p-title>La chaise conférence<p-title>
La "chaise scandinave qui n'en est pas une " en mode public d'une conférence. Oui, cette sublime chaise que vous apercevez en vitrine des plus beaux cafés est en réalité la même que celle du public d'un concert associatif. C'est tout le génie de ce siège : le multifonctionnel.
Bien qu'en réalité, de nombreuses enseignes optent pour la facilité, vous trouverez toujours davantage de pièces originales dans des cafés-restaurants que dans des événements associatifs. C'est un fait, la restauration est soumise à diverses certifications qui l'empêchent d'acheter de la contre-façon. C’est pour cela que dans certaines situations vous pourriez rester des heures assis sur ces sièges, tandis que dans d’autres cas, vous auriez mal au dos en quelques minutes. Si rien ne change à vue d'œil, il y a tellement de variables dans la fabrication d’un meuble pour qu’il soit parfait.
env. 260,00 €
<p-title>Aluminium Chairs EA<p-title>
Une dernière icône pour la route, vous connaissez sa silhouette, tous les revendeurs, du géant IKEA aux plus humbles comme Conforama, tous en proposent des copies. Les originaux sont édités par <link-text>Vitra<link-text> en Europe. Seul point négatif, le prix :
2 250,00 € dans la version de la photo.
Et c’est l’histoire de ces rencontres que l’on voit dans les livres, c’est l’histoire d’un regard, celui qui bouleversa leur vie à tous les deux. L’échange d’un instant entre un jeune artiste bourré d’ambition et l’infinie profondeur dans les yeux de sa nouvelle assistante. Ok, je vais trop loin.. D’accord d’accord. Non mais qui sait ? Peut-être que Charles avait renversé son café sur la chemise de Ray, je ne sais pas moi. Peut-être qu’elle est arrivée dans le bureau de son patron en trébuchant et qu’en apercevant sa silhouette de dos, elle s’est.. Ok, j’arrête, c’est bon.
Si Charles Eames est souvent cité comme le reflet d’un esprit novateur, le témoin de l’avant-garde moderniste jusqu’à être écarté de son programme d’études en architecture quand il était jeune, il n’est que le miroir d’une même richesse, celle de sa femme Ray, artiste engagée, militante féministe des années 30 et qui participa à l’inclusion de la femme artiste et des mouvements avant-gardes aux États-Unis.
Et si leur rencontre date de 1940, le couple amorçait l’essence de leur binôme déjà bien avant. L’un était dans le Missouri au sein de son propre cabinet d’architecture, au côté du grand <link-text>Eliel Saarinen<link-text>, maître du mouvement Art Nouveau et de son fils, non moins connus, <link-text>Eero Saarinen<link-text> créateur de l'iconique Tulip Chair.
L’autre était à New York en suivant la lignée de l’expressionnisme abstrait, fondatrice en 1936 de l’AAA, Ameican Abstracts Artists.
Ils se sont rencontrés à la Cranbrook Academy of Art, ont été collègues puis se sont mariés. Je ne relèverai pas le fait qu’ils se marièrent en moins d’un an - l’ambiance d’une Seconde Guerre mondiale ayant peut-être accéléré les choses. Ensemble, ils ont été les acteurs de l’avènement du confort pour tous et ont créé des œuvres universelles qui, encore aujourd'hui, défient le temps.
<p-title>Contreplaqué<p-title>
Comment courber du bois ? Vous avez quatre heures.
Peut-être la plus large révolution apportée par Charles et Ray Eames. Dans la lignée du design scandinave de l’époque, ils approfondissent des techniques de moulage et de cintrage du contreplaqué pour l’adapter au corps. Une approche encore nouvelle, les prémices d'une nouvelle science : l'ergonomie. Et si pour la plus grande partie des cas, nous profitons de sièges en bois mais à l’assise et aux dossiers arrondis, c’est en partie grâce à eux.
Ils ont bouleversé le champ des possibles. Des chaises d’écoliers aux fauteuils de bureau, aux assises de restaurants et même dans l’ensemble <link-text>des sièges qui nous entourent<link-text>, leurs travaux sont partout sans que jamais nous nous y prêtions attention. Les arts sembleraient ainsi aller indéniablement plus loin qu'une simple trace sur une toile.
En 1942, ils travaillent sur la création d’attelles adaptées aux blessés de guerre.
L’US Navy leur commandera près de 5 000 attelles. En adaptant leurs créations à la production de masse, ils venaient de créer les prémices de leurs plus grands succès.
Vous l’avez vue à <link-text>McDo<link-text> en rouge pétant, la chaise DCW, pour Dining Chair Wood, premier grand succès du couple, était édité en 1946 chez Herman Miller (fabricant américain). C’était plus qu’une simple chaise, c’était le renouveau formel, l’innovation, le confort et la première pierre au gigantesque édifice fonctionnaliste qu’ils construiront durant toute leur vie.
<p-title>Fauteuil en fibre de verre<p-title>
Le design est une réponse. Il s’adapte aux contextes sociaux pour répondre à la demande d’une société, bref, au travers c’est l’art en général - l’art appliqué, appliqué aux gens - qui nous aide parfois à subvenir à nos besoins. En 1950 les ressources financières et matérielles étaient limitées. Suite à la Seconde Guerre mondiale, il fallait concevoir des produits abordables, accessibles, durables et fonctionnels.
Après l’avoir créé pour le « Low Cost Furniture Design » du Museum of Modern Art, les designers sortent leur fauteuil en fibre de verre : ils venaient de bouleverser l’envisageable, une seconde fois.
Une seule pièce, un mélange de résine de polyester renforcée de fibre de verre. C’est du jamais-vu à l’époque. La technique est adaptée de leurs recherches en aéronautiques mises au point pour la marine américaine. Ces chaises, vous les connaissez tous. Certains les appellent erronément les chaises scandinaves. Elles sont légères, fonctionnelles, résistantes, multicolores et personnalisables, apparaissent partout, des stades sportifs aux salons universitaires en passant par les magazines de déco, dans les séries télé.., bref, aujourd’hui encore elles font partie des plus grandes icônes du design.
Il y a la coque en A, style fauteuil, aussi appelée Plastic Armchair (sur la première photo, une à chaque extrémité de la table) et la coque S, Plastic Side Chair (sur la première photo, de part et d’autre des bords restants).
Dès les années 50, le couple diversifie les possibilités de ces deux chaises en dessinant une série de piètements. Ainsi, la même assise peut se retrouver dans un bureau, une chambre, dans un cadre professionnel ou dans une cuisine, bref, Ray et Charles Eames introduisaient une nouvelle typologie de meuble : le siège multifonctionnel.
Aujourd’hui, les chaises sont produites en polypropylène, la fibre de verre jugée, entre autres, trop polluante. Si, à la mort du couple, leurs créations se sont écartées de la philosophie d’un design accessible pour devenir des pièces de luxe et en alimentant le business de la contrefaçon, elles restent le témoin d’une vie d’innovations et de recherches qui ont permis l’intégration du confort dans les ménages populaires.
<p-title>La Longue chair de Eames<p-title>
La mythique Longue chair de Eames (1956). Une des pièces phare du cinéma. Elle est dans tous les bureaux de grands patrons, dans les salons de riches hommes d'affaires bref, dans les arrières plans d'une infinité de scènes de films.
À partir de 7 705,00 €
<p-title>La Plywood Group DCM<p-title>
Vous en avez peut-être une copie rangée au côté de vieilleries dans une cave ou un garage. C'est le fruit des premières expérimentations du couple Eames, 1945-1946.
949,00 € pour les rééditions Vitra
<p-title>La chaise conférence<p-title>
La "chaise scandinave qui n'en est pas une " en mode public d'une conférence. Oui, cette sublime chaise que vous apercevez en vitrine des plus beaux cafés est en réalité la même que celle du public d'un concert associatif. C'est tout le génie de ce siège : le multifonctionnel.
Bien qu'en réalité, de nombreuses enseignes optent pour la facilité, vous trouverez toujours davantage de pièces originales dans des cafés-restaurants que dans des événements associatifs. C'est un fait, la restauration est soumise à diverses certifications qui l'empêchent d'acheter de la contre-façon. C’est pour cela que dans certaines situations vous pourriez rester des heures assis sur ces sièges, tandis que dans d’autres cas, vous auriez mal au dos en quelques minutes. Si rien ne change à vue d'œil, il y a tellement de variables dans la fabrication d’un meuble pour qu’il soit parfait.
env. 260,00 €
<p-title>Aluminium Chairs EA<p-title>
Une dernière icône pour la route, vous connaissez sa silhouette, tous les revendeurs, du géant IKEA aux plus humbles comme Conforama, tous en proposent des copies. Les originaux sont édités par <link-text>Vitra<link-text> en Europe. Seul point négatif, le prix :
2 250,00 € dans la version de la photo.